Pourquoi Denis de la Reussille a de réelles chances de conserver son siège

Avec le sous-apparentement des listes POP-Verts-Solidarités annoncé hier, si l’UDC chute à 16 % et la gauche atteint 48 %, le POP pourrait conserver son siège. Démonstration ci-dessous.

Contrairement au roman qui annonce ces résultats (« PLR 27 %, VL-PDC 12,1 %, UDC 12 %, PS 24,9 %, Verts 16 %, POP 8 %), je vais prendre le modèle, facile à comprendre, d’un résultat de ce type.

UDC 16

PS 24

Verts 14

POP 10

PLR 26

VL-PDC 8

Autres 2

L’enjeu essentiel de l’élection au Conseil national est l’importance ou non de la baisse de l’UDC, en lien avec la probable montée de la gauche.

En 2015, l’UDC avait 21,5 % et la gauche 45,8.

Si, en octobre, l’UDC chute de 5,5 points et se retrouve autour de 16, tout est possible pour la gauche à condition qu’elle augmente son score d’au moins 2 points, ce que lui prédisent les sondages,

Ce sont donc ces chiffres magiques, 16 et 48, qui permettent de comprendre simplement la mécanique.

La gauche doit avoir trois fois plus de suffrages que l’UDC (16 X 3). Si c’est le cas, elle gagnera trois sièges qui se répartiront entre deux blocs : le bloc PS et Jeunes PS et le bloc POP-Verts-Solidarités. Dans mon modèle, la gauche atteindrait 48 %.

Le bloc qui aura un suffrage de plus que l’autre gagnera deux sièges. Dans le bloc POP-Verts-Sol, il suffira au POP d’avoir au moins la moitié des suffrages des Verts (8,01 % contre 15,99) pour conserver son siège.

En 2015, le bloc PS avait 42515 suffrages soit 52,4 % des suffrages de la gauche, contre 38690 suffrages au bloc POP-Verts. Le POP avait gagné plus de suffrages que les Verts (21952 contre 16728). Ainsi le POP avait gagné un siège.

La bataille pour le siège du POP se fera cette année à l’intérieur de la gauche. Si les Verts augmentent leur score, eux et le POP pourraient gagner deux sièges : Vara ou Fivaz et de la Reussille !

Bonne nouvelle pour les Montagnes !

Et assez mauvaise pour Pascal Mahon, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Neuchâtel, qui livre une analyse sans nuance ce mardi dans le Courrier. 

« Une vague verte déferlera-t-elle sur Neuchâtel ? Pascal Mahon, professeur de droit constitutionnel à l’université de Neuchâtel, est plutôt sceptique. «Depuis que le canton a perdu un siège, le nombre de voix nécessaire aux petits partis pour obtenir un représentant à Berne est plus élevé.» Ce qui atténue les chances de voir les Verts neuchâtelois à Berne. «Même si les Verts obtiennent 15% des voix, dans un petit canton comme Neuchâtel, cela ne leur garantit pas de siège au Conseil national, comme ça serait le cas à Zurich, qui compte 35 conseillers nationaux. »

 

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